Chaque ETF dispose d'une fiche produit (factsheet) et d'un DIC (document d'informations clés). Voici les huit éléments à vérifier, dans l'ordre.
1. Le nom et le code ISIN
L'ISIN est l'identifiant unique du fonds (deux lettres pays + dix caractères). C'est lui qu'il faut saisir chez votre courtier pour être sûr d'acheter le bon produit : deux ETF au nom très proche peuvent être différents.
2. L'indice suivi
MSCI World, S&P 500, Stoxx Europe 600… L'indice détermine ce que vous détenez réellement : nombre de sociétés, pays, secteurs. Regardez la répartition géographique et les principales lignes.
3. Les frais courants (TER)
À comparer entre ETF suivant le même indice. Voir aussi notre article sur la tracking difference.
4. La méthode de réplication
Physique : le fonds achète les actions de l'indice (toutes, ou un échantillon). Synthétique : il détient d'autres titres et reçoit la performance de l'indice via un swap. Les deux sont encadrés par la réglementation européenne UCITS.
5. Capitalisant ou distribuant
Repérez les mentions « Acc » / « C » (capitalisant) ou « Dist » / « D » (distribuant), et la fréquence de distribution le cas échéant.
6. L'éligibilité au PEA
Elle est indiquée sur la fiche ou le site de l'émetteur. Sans cette mention, l'ETF ne peut être logé que dans un compte-titres ou, s'il est référencé, une assurance-vie.
7. L'encours et la liquidité
Un encours de plusieurs centaines de millions d'euros réduit le risque de fermeture du fonds. Regardez aussi l'écart entre prix d'achat et prix de vente (spread) en séance : il est plus faible quand les marchés sous-jacents sont ouverts.
8. La devise et la couverture
Un ETF coté en euros peut détenir des actifs en dollars : le risque de change existe quand même. Seuls les ETF « hedged » (couverts) le neutralisent, moyennant un coût.
Cet article est fourni à titre pédagogique et ne constitue pas un conseil en investissement. Investir comporte un risque de perte en capital.