Investir en actions, c'est accepter des baisses importantes. Sur les dernières décennies, les grands indices mondiaux ont connu plusieurs chutes de plus de 30 % : éclatement de la bulle internet (2000-2003), crise financière (2008-2009), choc du Covid (2020). Ils ont aussi fini par dépasser leurs anciens sommets, parfois après plusieurs années.
Avant la baisse : se préparer
- Épargne de précaution d'abord : quelques mois de dépenses sur des livrets disponibles, pour ne jamais devoir vendre au pire moment.
- Un horizon long : de l'argent dont vous aurez besoin dans deux ans n'a pas sa place en actions.
- Une allocation que vous supportez : si une baisse de 40 % de votre portefeuille vous empêcherait de dormir, réduisez la part d'actions.
Pendant la baisse : ne pas réagir à chaud
La principale erreur est de vendre après la chute, puis de racheter une fois le rebond passé. Plusieurs études sur le comportement des épargnants montrent que leurs performances réelles sont inférieures à celles des fonds qu'ils détiennent, justement à cause de ces allers-retours.
Si vous investissez chaque mois, une baisse signifie que vos versements achètent davantage de parts. C'est contre-intuitif, mais c'est ce qui fait fonctionner la méthode sur le long terme.
Après la baisse : faire le point
Une crise est un bon test : si vous avez été tenté de tout vendre, votre allocation était peut-être trop risquée pour vous. Ajustez-la à froid, une fois le calme revenu.
Rien ne garantit qu'un marché retrouvera ses sommets dans un délai donné. Le Japon a mis plus de trente ans à revoir son record de 1989. C'est l'un des arguments en faveur d'une diversification mondiale plutôt que concentrée sur un seul pays.
Cet article est fourni à titre pédagogique et ne constitue pas un conseil en investissement. Investir comporte un risque de perte en capital.